Antennes adaptatives 5G Rayonnement ?

par Stop5G ch – Antennes adaptatives 5G (mis à jour le 25may2021)

OFEV : « Téléphonie mobile : l’aide à l’exécution relative aux antennes adaptatives est publiée » [document]

​L’image ci-dessus est une infographie tirée d’un document de Emil Björnsen, une des personnes les plus compétentes sur la 5G.

L’image en haut à gauche montre une antenne conventionnelle. L’utilisateur se trouve dans la zone jaune, celle où l’exposition au rayonnement de l’antenne est la plus faible.

L’image en haut à droite montre une « petite » 5G (8T8R), l’utilisateur est dans une zone plus orangée, donc plus exposée.

L’image en bas à gauche est le rayonnement d’une antenne 5G 64T64R, 64 canaux en émission et en réception. Ce qui se fait de plus gros actuellement. L’utilisateur est clairement dans la zone bleue qui est encore plus exposée.

Les aides à l’exécution publiées le 23 février 2021 autorisent un facteur de réduction de 4 pour la 8T8R, c’est à dire que ce type d’antenne peut émettre 4 fois plus fort que ce que la loi suisse ne l’y autorisait avant.

Pour les 64T64R, le facteur de réduction accordé aujourd’hui par nos autorités permet que ces antennes émettent 10 fois plus fort.

Cela part d’une bonne idée de ne cibler que les utilisateurs de 5G, mais :

  • Un smartphone 5G communique très souvent avec les antennes, même sans que vous le demandiez (géolocalisation, applications recevant des notifications, etc…).
  • A terme, il est même prévu que les smartphones 5G servent de relais pour aider à localiser les autres smartphones, ce qui augmentera vos chances d’être plus souvent dans la zone orange ou bleue.
  • Une antenne 8T8R émet quand même des rayonnements sur les côtés.
  • Avec une 64T64R, il faut être très loin de l’antenne pour ne plus être dans la zone bleue.
  • Aucune information exacte ne filtre sur la largeur d’un tel faisceau à 200 mètres, 300 mètres, 500 mètres de l’antenne. Les images véhiculées par les médias sont de toute façon incorrectes avec leur faisceaux rectilignes de type laser.
  • L’image de la 64T64R est dans le mode idéal où les 64 canaux condensent tous leurs rayonnements dans la même direction. Ceci n’arrivera pratiquement jamais vu qu’il n’y aura pas qu’un seul smartphone 5G à connecter. Dans la réalité, leurs faisceaux seront bien plus larges parce que créés avec moins de canaux.
  • Les personnes se trouvant à proximité de personnes utilisant la 5G se trouveront donc également dans la zone bleue : pensez à ce qui se passera dans les trains, les bureaux, les écoles, les grands magasins, les terrasses de bistrot, les festivals, etc… Ou dans un immeuble, avec un voisin qui a cet appareil appelé Fixed Wireless Access = connexion à la maison à internet par le réseau 5G. Appareil que les trois opérateurs bradent actuellement pour gagner des parts de marché sur les deux autres.
  • Les 64T64R sont également des antennes permettant d’envoyer des faisceaux dans plusieurs directions pour, par ricochet sur l’environnement, « viser un utilisateur » et augmenter le débit de données disponible ou accélérer la vitesse. Ce seront autant d’occasion en plus pour les non-utilisateurs de se retrouver dans des zones bleues.
  • Le timing de la 5G est rapide, 0.02 secondes. Toutes ces petites périodes de 20 millisecondes durant lesquelles les antennes viseront un autre secteur contribueront à maintenir la moyenne de rayonnements sur 6 minutes basse et permettront ainsi d’émettre plus fort le reste du temps. Mais que sont quelques millisecondes par-ci par-là pour que votre corps récupère d’une exposition qui sera d’autant plus forte ?

On sait que par exemple la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau contre des entrées de toxines, métaux lourds etc, peut s’ouvrir sous l’effet d’impulsions électromagnétiques et met un certain temps à se refermer, temps qui se compte en secondes voire en minutes selon l’exposition, et non en millisecondes.

Les experts mandatés par la Confédération (groupe BERENIS) ont admis que les rayonnements non ionisants sont un facteur aggravant les maladies via le stress oxydatif : bafu.admin .ch – Newsletter BERENIS Jan 2021 PDF

C’était déjà assez difficile pour environ 600’000 citoyens souffrant d’intolérance aux ondes à divers degrés, d’essayer de rester dans la zone jaune (voire blanche).

Il est de plus fallacieux d’essayer de nous faire croire que les valeurs limites ont été sauvées et que le principe de précaution existe toujours, ce n’est visiblement pas le cas.


D’AUTRES PROBLÈMES SE POSENT AVEC CES ANTENNES

Dans son jugement du 15 janvier 2021, le tribunal administratif du canton de Zurich a trouvé une faille possible pour les opérateurs mobiles. Ils demandent à la municipalité d’approuver une certaine puissance d’émission en rapport avec un diagramme d’antenne. Le diagramme d’antenne décrit de manière simplifiée comment l’antenne émet le rayonnement. Jusqu’à présent, les opérateurs ne pouvaient pas modifier leur diagramme d’antenne, sa forme était déterminée par la construction. Ils ne pouvaient qu’agrandir ou réduire le diagramme, mais celui-ci conservait toujours sa forme extérieure.

Désormais, les antennes adaptatives peuvent modifier elles-mêmes la forme de leur diagramme d’antenne. Dans la fiche technique du site, le diagramme de l’antenne indique à tort un rayonnement plus faible vers le bas, alors que l’antenne pourrait également former un faisceau fort vers le bas. Le schéma ci-contre montre un diagramme d’antenne habituel dans les demandes de planification et un lobe de rayonnement (dessiné en jaune), que l’antenne peut effectivement rayonner. Comparez également les explications de la page 10 du document « Explications concernant les antennes adaptatives et leur évaluation selon l’ORNI », publié par l’OFEV le 23 février 2021.

Le Tribunal administratif de Zurich se demande à juste titre si les riverains de l’antenne sont suffisamment protégés. En effet, les modifications du diagramme d’antenne ne sont pas apparentes, ni lors de la mesure de réception, ni lors de l’inspection en cours de fonctionnement.

Selon les informations de l’Office fédéral de métrologie METAS et les explications sur les antennes adaptatives (OFEV, 23.02.2021), les mesures de réception se basent sur les diagrammes d’antenne.

On croit souvent que l’opérateur fixe l’antenne au maximum de puissance pendant la mesure et vérifie ensuite l’intensité de son rayonnement. Ce n’est pas le cas. Seule une petite partie du signal est mesurée, puis on calcule l’intensité de l’exposition au rayonnement à la puissance d’émission maximale autorisée. Avec les antennes adaptatives, ce calcul est maintenant basé sur le diagramme d’antenne.

Ceci est très problématique car le diagramme de rayonnement de l’antenne est fourni par l’opérateur.
Le technicien de mesure ne sait pas du tout si elle est correcte et ne peut pas savoir si son calcul ultérieur est correct. Il ne peut pas vérifier le diagramme d’antenne.

L’opérateur peut donc manipuler la mesure d’acceptation. Toutefois, le public a droit à un contrôle compréhensible et fiable. Pour l’instant, cela ne peut être garanti avec les antennes adaptatives.

Depuis des années, de nombreuses entreprises font des recherches afin de trouver des solutions pour mesurer les antennes adaptatives. Mais ils échouent car les antennes adaptatives changent leur puissance et leur direction de transmission toutes les millisecondes. Une solution n’étant pas en vue, les antennes adaptatives ne semblent pas pouvoir être mesurées dans un avenir proche.

Le contrôle pendant l’exploitation doit être assuré au moyen d’un système d’assurance qualité (AQ).
Ce système « AQ » enregistre tous les paramètres pertinents pour le contrôle des antennes conventionnelles (il n’enregistre pas les diagrammes d’antenne, voir aussi www.bafu.admin.ch : Thèmes > Electrosmog et lumière > Informations pour spécialistes > Mesures > Téléphonie mobile: Assurance de la qualité).

Comme l’indique à juste titre le Tribunal administratif du canton de Zurich dans son jugement précité, l’installation peut également former des lobes de rayonnement qui ne sont pas couverts par le diagramme d’antenne. La question se pose donc de savoir si ces lobes de rayonnement non autorisés seraient remarqués par le système AQ.

Ce n’est pas le cas, comme le prouve la nouvelle instruction d’exécution du chapitre 4. Cela conditionne même le fait que les diagrammes d’antenne doivent également être vérifiés par le système d’assurance qualité. La documentation relative au système d’assurance qualité montre que le système n’enregistre que l’intensité maximale du rayonnement de l’antenne, mais pas l’endroit où elle émet ce rayonnement. De plus, ce système AQ ne procède à cette vérification qu’une fois par jour, alors que comme mentionné plus haut, les antennes adaptatives peuvent modifier leurs caractéristiques d’émission chaque millième de seconde.

Le contrôle de la mise en œuvre des conditions du permis de construire relève de la seule responsabilité de l’autorité de police des constructions. Le canton joue ici un rôle de soutien, mais la responsabilité incombe à la municipalité. Il appartient toujours à la municipalité de contrôler le respect des conditions. Cela signifie que la responsabilité du contrôle du respect des valeurs limites incombe à la municipalité. C’est donc aussi la municipalité qui impose les exigences telles que les mesures d’acceptation ou le système AQ.

Cependant, la municipalité ne peut pas garantir le respect des valeurs limites tant que la mesure d’acceptation repose en grande partie sur des informations invérifiables de l’opérateur de réseau mobile et que le système d’assurance qualité n’enregistre même pas les modifications apportées au schéma d’antenne. Par conséquent, les exigences de l’art. 12 de l’ORNI ne sont pas remplies et le permis de construire ne peut être accordé.

Source – Stop5G ch – Antennes adaptatives 5G

MÉDECINS EN FAVEUR DE L’ENVIRONNEMENT (MfE, AefU en allemand)
Antennes 5G : une augmentation des valeurs limites par une voie détournée

Communiqué de press le 24 février 2021